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Proclus ou la guérison de la blessure platonicienne !

Dans notre mémoire encombrée d’inutile, Proclus n’a, semble-t-il, plus droit de cité ! 1 La Porte des Lions entend contribuer à le rétablir à sa juste place parmi les plus grands, tant il fit pour apprivoiser le mystère du monde, comme pour intégrer la pensée de Platon à son évolution ! Pour Proclus, le couple microcosme-macrocosme n’est pas un vain mot, une manière de se pousser du col lors de quelque conversation insipide; non, il le voit à l’œuvre partout où son œil le porte, partout où son esprit le transporte ! Il ne savait rien de l’ADN ni de l’embryogénèse, pourtant sa description des pérégrinations de l’âme en ce bas monde fait irrésistiblement penser au mystère de la partie et du tout qui se joue lors de notre début de vie in utero … Il ne savait rien de la déflagration psychique entrainée par la physique quantique, de ce monde qui se moque de nos sens, malmène notre bon sens, de cet inframonde fait de superposition, d’indétermination, de trajectoires incertaines, ...

Décidément mystérieux, le BLOB pourrait-il nous parler de l’aventure humaine ?

Si singulier, qu’il mobilise l’attention conjuguée des biologistes et des éthologistes, si prometteur, qu’il intéresse vivement la recherche sur le cancer, cet organisme pour le moins étrange, ne saurait être rangé dans une case, ou alors il s’en échappe, dans les deux sens du terme, jusqu’à jouer le rôle d’un Alien dans un film de science-fiction qui lui donna ce nom si peu scientifique … 1 Toutefois, si, depuis quelques années, La Porte des Lions s’y intéresse, c’est pour un tout autre motif ! En effet, ce que révèle petit à petit la recherche scientifique du comportement de cette cellule mystérieuse et prolifique, nous permet enfin de parler d’aspects jusqu’alors incommunicables de notre évolution psychique ! En quelque sorte, si la providentielle physique quantique commence à nous faire dé-coïncider de notre fameux bon sens, le BLOB silencieux, pourrait bien, quant à lui, être une allégorie de l’aventure humaine ! … * *       ...

Christologie et anthropologie !

Si l’on jette un regard rétrospectif sur les deux millénaires qui viennent de s’écouler, le moins que l’on puisse dire, c’est que le statut de celui que chacun s’accorde désormais à appeler Jésus, par défaut, en a vu de toutes les couleurs ! Des représentations qu'en avaient les chrétiens des trois premiers siècles, nous ne savons pas grand-chose ! Toutefois, la structure en "familles recomposées" de ces communautés émergentes, indique à l’évidence une intégration, une intériorisation, d’une des dernières paroles du galiléen prononcée sur la croix, totalement révolutionnaire à cette époque, sur le plan moral, mais bien plus encore, sur le plan anthropologique ! 1 En effet, ces "familles" émergentes, ici et là, ne s’organisaient plus selon la traditionnelle loi du sang et de l’hérédité, mais selon celle des affinités électives, aimantées par l’esprit ! Pour tenter d’en finir avec cet amalgame délétère que les fidèles, les détracteurs, ceux qui ont voté av...

C'est "prouvé scientifiquement !" ... la nouvelle religion du peuple !

Tout d’abord une énigme : apparemment, les Grecs au temps d’Homère ne connaissent pas le bleu ! Ce n’est pas une vue de l’esprit, cette expression familière témoignant par ailleurs du peu de considération que nous avons pour ce dernier ! … Non, rassurez-vous c’est scientifique ! La sémantique quantitative, cette discipline relativement récente, a mis au jour cet étrange problème. Il faut se rendre à l’évidence, le ciel et la mer, à cette époque où tous les regards se portent sur les exploits d’Achille et d’Ulysse, ne sont pas bleus ! La guerre de Troie a-t-elle eu lieu ? Voilà une question qui nous intéresse, nous qui remettons en question tout ce qui dépasse du passé, et, de manière subliminale, son immense prétention de ne point taire ce qui fit sa grandeur : Abraham, Moïse, Homère, Jésus, Shakespeare, j’en passe et des moins bons ! Cependant, le ciel et la mer sont toujours là, c’est indubitable ! Ne seraient-ils alors que les t...

Quand l’énigme quantique éclaire notre propre mystère !

Autant se l’avouer, le seul mystère qui nous intéresse vraiment reste le nôtre, et toute investigation de ce que nous appelons le réel, n’a d’autre but que de nous conférer quelque point d’appui, quelque réalité, fut-elle fugitive ! Il n’est pas question de rappeler ici ce que tout le monde sait, ou presque : nous sommes composés d’atomes ! Ni même d’exhiber ce paradoxe peu fréquenté depuis deux siècles : si nos yeux pouvaient nous rapporter tout ce qu’il se passe dans l’infrarouge, celui qui, il a un instant encore, nous semblait terriblement niais, nous apparaîtrait soudain rayonnant ! … Apparemment, la physique quantique n’a pas l’Homme pour objet, mais des objets pour l’Homme ! Qui pourrait lui en vouloir, car c’est à cette seule condition que les utilitaristes qui nous gouvernent leur accordent quelques subventions ? Se voulant exacte, qui ne pourrait la comprendre lorsqu’elle refile cette patate chaude aux approximatifs de l’anthropologie...

Des réponses restées sans questions ! …

Qu’est-ce à dire ? Il ne suffit donc pas que certaines de nos questions restent à ce jour sans réponse, des réponses seraient-là, quelque part, en jachère, qui les attendent ! Dans quel monde vivons-nous ?  * *         * Pour en revenir à celles qui nous taraudent depuis peu, est-ce la dictature médiatique qui nous les impose, ou bien alors, notre conscience se fait-elle toujours plus exigeante à mesure que le bruit informationnel se bouscule à nos oreilles ? Ou, selon ce que nous ne saurions plus envisager : l’évolution de nos représentations est-elle un symptôme de ce qu’il se passe au-dessus de nos têtes ? Toujours est-il que certaines questions se font plus insistantes que jamais ! Emblématique, s’impose la petite nouvelle, devenue ritournelle : "Sommes-nous seuls dans l’univers ?" Aura-t-elle, cette question peu soucieuse des formes, plus de succès que celle, élégante, rythmique, que p...